• l'an neuf

    La neige m'invite à cette question

    L'herbe est-elle blanche

    sous nos peaux  ?

    Le gel à recouvert l'espace des non dits

    et le vent découpe la plaine

    en langoureuses plaintes

    le silence

    enfin

    déshabille nos désirs

    nus et neufs

    L'aiguille

    qui ne s'arrête pas de tourner

    nous dicte ce langage

    nous sommes prêts

    pour l'arbitraire

    découpage du temps

    en dentelles d'étoiles

    sous les lampions de verres

    nous boirons les alcools de l'an neuf

    nous grisant du prêt à porter

    de paroles cotillons et serpentins

    de fins papiers colorés

    de cartes cellophanées

    de vœux pixelisés

    Alors nos mains se serreront

    un peu plus fort

    sur l'humanité

    qui s'écoule échevelée


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