• AC : peux-tu nous dire un peu qui tu es ?

    En quelques mots, Anne, 37 ans, heureuse maman de 4 enfants, professeur des écoles sur Vizille. Parisienne d'origine, je suis arrivée sur Grenoble il y a 14 ans. Très sportive , je suis vite tombée amoureuse de cette région qui offre la possibilité de pratiquer des activités physiques dans des cadres splendides.

     

    AC : sur quelle planète vis-tu ?

    Parfois je me le demande... Celle où on se sent libre ! Et c'est ce que je ressents lorsque j'arrive en haut d'une montagne ou d'une falaise.

     

    AC : Quelle est ta principale passion ?

    J'aime énormément la montagne, j'étais une passionnée de ski. Je découvre depuis 6 ans les plaisirs de l'escalade. Aujourd'hui c'est devenu une passion dans laquelle je m'investis à fond.

     

    AC : peux-tu parler des origines de cette passion ?

    J'ai découvert l'escalade un peu par hasard. Lorsque j'étais à l'IUFM, il y avait une activité escalade qui était proposée dans la cadre de l'AS. Je me suis inscrite, j'avais mon entraînement de volley ball plus tard dans la soirée, ça m'évitait d'attendre à l'IUFM.

    J'ai accroché dès la première séance. Et je n'ai pas décroché depuis.

     

    AC : alors, artificiel ou rocher naturel ?

    J'aime les deux. Pendant longtemps j'ai trouvé peu de ressemblances entre les deux pratiques, ça me semblait être 2 sports différents. La salle, c'est plus athlétique, plus gymnique je dirais même (je suis une ancienne gymnaste), la prise de risque est sans conséquence grave. En falaise, il y a une incertitude sur le choix des prises, sur le « trajet » à suivre. C'est un vrai travail d'observation, de recherche. Par contre, j'appréhende la chute dans certaines configurations du rocher. Il m'a fallu du temps pour réussir à transposer ce que je savais faire techniquement en salle au rocher. Depuis que j'ai franchi ce cap, je me fais réellement plaisir en falaise. Le contact du rocher, le grand air, ce sentiment d'être seul au monde quand on arrive en haut de la voie et la fierté d'avoir sorti cette voie, c'est merveilleux !

     

    AC : penses-tu à l'escalade entre les séances ? Si oui, de quelle façon ?

    Oui j'y songe beaucoup. Tout simplement parce que j'encadre la section escalade dans mon club de montagne, le Grenoble Amitié Nature. Par conséquent, j'ai toujours des projets en tête : projets de sortie en falaise, en salle (proposition de séance supplémentaire), de grande voie, de via ferrata.

     

    AC : Que t'apporte la grimpe comme sensations ?

    Comme je le mentionnais précédemment, la grimpe me donne la sensation d'être libre : je maîtrise mon corps, je maîtrise mes émotions, par conséquent je peux faire tout ce que je veux (c'est l'explication que j'y trouve). La réalisation de certains mouvements est particulièrement agréable, j'ai parfois l'impression de danser sur la paroi.

    A cela s'ajoute, la fierté d'avoir réussi une voie jugée difficile, le plaisir de pratiquer cette activité avec des personnes de confiance (l'escalade crée des liens très forts entre les grimpeurs), le bonheur d'être en montagne quand on grimpe en falaise.

     

    AC : as-tu d'autres passions ? Peux-tu dire ce qu'elles t'apportent aussi ?

    Je suis également une passionnée de ski, et notamment de Télémark. J'y retrouve ce sentiment de liberté, ce plaisir de « danser » sur les skis.

     

    AC : Quel lien ferais-tu entre ton sport et l'art ?

    Il y a une dimension artistique dans l'escalade qui est indéniable. Il y a des grimpeurs que l'on prend plaisir à regarder grimper car leurs mouvements sont fluides, on a l'impression qu'ils ne forcent pas, le déplacement semble presque naturel. Ce qui est appréciable, c'est que lorsqu'on atteint, dans un niveau donné, le relâchement nécessaire pour donner cette impression de fluidité, le grimpeur ressent également un bien être profond dans l'enchaînement de ses mouvements.

     

    AC : Maintenant, quels sont tes projets ? As-tu envie de vivre de ta passion… raconte un peu….

    J'ai des projets effectivement. Pour l'instant, je vais simplement passer le brevet d'initiateur SAE (Structure Artificielle d'Escalade). Par la suite, j'aimerais passer le DEJEPS Escalade afin de dispenser des cours d'escalade en complément de mon métier d'enseignant.


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  • Interview.

     

    AC : je t'ai connu sous un premier pseudo, Aldebreme, qui se cache derrière, et pourquoi ce pseudo ?

    Je m'appelle Alain Lehéricy, j'ai 54 ans, je suis né à Blainville-sur-Orne, Calvados, marié, un enfant. Nous vivons à Beaumont, Calvados, un hameau d'une dizaine de maisons où vivent deux familles ; c'est dire la densité ! Sur ces collines du bocage Virois, nous entendons parfois les lions rugir, les tigres feuler et les singes hurler ; c'est bien les cris du zoo voisin et non pas ceux de la déraison ! Mon CV fait trois pages, je retiens donc trois étapes ; dix ans de restaurations de monuments historiques, enrichissant, deux ans de Guyanes, fascinant et dix ans de gestion en grande distribution, nourrissant. Quant à ce pseudo, il vient de ma douce, c'est une contraction de ; ALain DE BREMoy, je le trouve un peu ridicule, elle me dit que non !

    AC : peux-tu décrire sur quelle étoile tu vis ?

    Je ne veux pas en parler, c'est une étoile noire qui commence un peu de nouveau à briller. Il a fallu que j'en change.

    AC : pourquoi écrire de la poésie ? Dans quel but ?

    J'ai cherché, mais ne trouve pas « réellement » pourquoi. Elle m'est indispensable. Enfant, je dessinai beaucoup, aujourd'hui, je peins autrement. C'est du sang, un influx, une part de vie que je partage.

    AC : est-ce l'écriture qui t'a pris ou as-tu pris l'écriture au vol ?

    Après le dessin et des « constructions bizarroïdes » en papier, l'écriture m'a paru naturelle.

    AC : Quelles sont tes principales sources d'inspiration ?

    L'être et la mer. L'océan et les gens. « Je » dans mes textes est souvent « il ». J'aime imbriquer les éléments et les êtres. Du réel écrit comme un cubiste.

    AC : Quels sont tes moments privilégiés d'écriture ?

    C'est précis ; entre trois et cinq heures du matin dans un large carnet, pas plus pas moins. J'écris jusqu'à une vingtaine de pages avec peu de lumière et ... des boules Quiès. C'est la maturation qui est longue, parfois une année avant qu'un seul mot ne se couche. De longues périodes d'écriture suivent de longues périodes d'ennui, c'est cela, je m'ennuie lorsque je n'écris pas.

    AC : travailles-tu avec d'autres formes d'art, si oui, lesquelles ?

    La musique, guitare classique, électrique et électro-acoustique, le clavier et l'harmonica que j'ai délaissés pour le moment. Je compose et écris aussi des chansons et dessine des jardins pour le plaisir. La photographie.

    AC : aimerais-tu être publié ? Pourquoi ?

    Une maison d'édition m'a fait une proposition que je me suis empressé de refuser. Si je reste maître de ce que j'esquisse, alors oui, si le contrat décide de coupures, alors non ! Quant à la raison ! C'est de me dire ; ce n'était pas si mal tes écrits... et des raisons trop personnelles.

    AC : pratiques-tu les forums en ligne, qu'en penses-tu ?

    Oui, j'ai été sur le comptoir des lettres d'où je suis parti une première fois à cause de « drôles de commentaires », j'y suis revenu sous le pseudo de « citaie » et en suis reparti pour la même raison. Je suis sur Ipagination sur lequel je vais poster de nouveaux textes (les anciens partent chez un nouvel éditeur...). Avec le temps, mon intérêt pour ces forums s'est émoussé ; parfois, c'est la foire plus que le partage, certains usurpent votre identité, mais, il y a aussi des moments gracieux où quelqu'un a compris le texte, l'a aimé et le dit... donc, c'est indispensable et cela pour toutes ces raisons.

    AC : as-tu un ou des sites internet ?

    http://aldebreme.unblog.fr...
    http://aldebreme.over-blog.com...
    http://lejardindeschales.blogspot.com

    Dont il faut que je m'en occupe... et je finis par un poème.

    Comme en sang.

    Le sang s'écoule gris, ici.
    Pourtant, il a dit douze fois cet endroit
    Sans qu'il soit.

    Il se refile
    De bourreaux
    En bourreaux.

    Le vent le racle,
    Les nuages le couvrent,
    La pluie, alors, se colore

    Et les voix barbares
    Projettent
    Leurs rages.

    Et lui, il ne regarde pas
    La feuille qui tombe,
    Mais il la soulève.


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  • Interviouve margueritec/Madia

     

    1 – margueritec

    Bonjour Madia. qui es-tu , âge, activités …

     

    Je suis né à Grenoble et j'ai aujourd'hui plus de 70 ans, à ma grande surprise car mon profil physique me prédisposait pas à durer. Donc j'ai l'impression de faire du rab et je compte bien qu'il y ait beaucoup de rab (modestement centenaire par exemple pour mourir après tous mes ennemis !). J'ai eu mon certificat d'étude, diplôme rare aujourd'hui (sic), suivi d'une formation technique à Vaucanson (cursus obligatoire avec un père ingénieur). J'avais déjà à cette époque des velléités artistiques pour la peinture. Je fais donc partie des vocations contrariées. Après, dans une période de plein emploi (je n'ai pu échapper à l'emploi obligatoire), je me suis retrouvé dans un centre de recherche papetier sur le domaine universitaire de Grenoble comme dessinateur industriel, commercial aussi. J'y ai fait la totalité de mon activité (42ans). Je me suis plu dans cette ambiance de recherche où tout est remis en cause en permanence sur le plan scientifique, mais comme cela suffisait pas j'ai milité syndicalement dans l'entreprise et à tous les niveaux de mon organisation syndicale à partir de 1968. A la retraite je me suis installé professionnellement comme peintre (la mémoire ne se perd pas), puis à la poésie pour satisfaire à mes besoins « de dire les choses ».

     

    2 - margueritec

    Pour quelles raisons ce pseudo ?

     

    Cette question on me l'a posée mille fois. Vers 14 à 15 ans je rêvais d'être un grand artiste, et un grand artiste a un pseudo. Je voulez garder le M de mon non civil, j'aimais bien Modigliani et cela c'est terminé par Madia (qui veut dire en italien, je l'ai appris récemment, huche)

     

    3 - margueritec

    Pourquoi, pour qui écris-tu?

     

    Le pourquoi c'est que j'ai écrit des kilomètres de texte dans mes fonctions syndicales pour exprimer des idées le plus précisément possible et de manière responsable, et que je pouvais pour mon compte continuer à le faire sur d'autres sujets. J'ai une sensibilité émotive qui me pousse depuis longtemps vers la poésie et la littérature du 19éme siècle. Je ne suis d'aucune école soit en peinture soit en poésie, les règles m'énervent, donc je fait comme j'ai envie. Je sais que cela froisse les citoyens mais je m'en fous car ce que je fais c'est pour donner un sens à ma vie, n'étant d'aucune religion (opium du peuple). On aime ou on n'aime pas, ceux qui aiment je les aime bien. Ça résume tout.

     

    4 - margueritec

    Comment écris-tu ? Inspiration, quel support, à quel moment, sujets de prédilection, poésie libre ou non, prose …

     

    J’écris sur l’ordinateur, c'est pratique. Plutôt le matin et les jours de mauvais temps. Mon inspiration ce sont les idée spontanées que j’exploite et j'aime bien travailler sur des sujets proposés car je sais que les textes seront lus parce qu’ils sont en « compétition » et qu'il y a une demande. Mon travail peut toujours faire plaisir à d'autres et j'aime cette idée. Mon choix est la poésie libre, pas de surprise là dessus. La prose reste mon jardin secret.

     

     

    5 - margueritec

     

    La poésie est-elle primordiale ou privilégies-tu la peinture ou moit-moit ?

     

    C'est comme ça vient, la peinture étant plus difficile à mettre en route pour des raisons matérielles.

     

    6 - margueritec

    Peinture ou poésie, retravailles-tu tes créations ?

     

    Je retravaille les deux mon capitaine.... et je suis jamais satisfait, c'est pour cela que je crée toujours. En peinture j'ai quand même tendance à refaire du neuf sauf les plus mauvaises que je reprends (jugement relatif).

     

    7 - margueritec

    Est-ce que tu es attentif aux remarques (critiques) des autres ? Te sont-elles utiles ?

     

    Contrairement aux apparences j'écoute beaucoup les jugements sur mon travail car c'est un miroir, un lien que je compare à mes intentions. Par contre, je suis ma propre ligne et je ne crée pas pour faire plaisir aux autres, vendre, ou paraître important. J'ai le confort de ma retraite sur le plan pécuniaire et j'ai toujours été « indépendant » et cela est un combat de tous jours pour ne pas rentrer dans le moule.

     

    8 - margueritec

    Te balades-tu sur des sites internet de poésie /peinture ? Quel intérêt y trouves-tu ?

     

    Je lis de la poésie mais dans les livres. J'aime les livres avec leur toucher, leur odeur, leurs illustrations. C'est un monde sans fin où l’écrit à une dimension matériel préhensible et un universel infini. Pour la peinture rien ne remplace la vision directe. Internet c'est pour l'information et c'est un instrument de travail pas de plaisir.

     

    9 - margueritec

    As-tu d'autres centres d'intérêts ? (vas-y c'est le ¼ d’heure de pub)

     

    Le jazz, la musique de chambre, la collection de beaux livres, l'architecture de toute période, la peinture des autres dans les musées et les galeries, un peu le théâtre. J'en ai d'autres mais je garde pour moi.

     

    10 - margueritec

    Qu'est-ce qui te fait le plus rire dans la vie ?

     

    La connerie des autres et surtout de ceux qui se prennent au sérieux et se gonflent d'importance comme des baudruches. C'est si confortable de faire avec peu. Ne jamais oublier qu'on vient d'une ovule et d'un sperme qui n'ont qu'une brève relation et que l'on finit en cendre ou bouffé par les vers.

     

     

     


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  • A.C. :
    Peux-tu te présenter en quelques lignes, qui es-tu ?
     
    Mayavril : Une personne en recherche permanente
     
    Est-ce l'écriture qui t'as prise ou as-tu pris l'écriture ? À partir de quand ?
     
    Le plaisir d'exprimer par écrit ce que je ressens car cela colle mieux à ce que je ne peux exprimer oralement. Plus de nuance et l'utilisation d'images qui amplifient l'expression de mes émotions et les traduisent au mieux. Le futur lecteur ne gène pas pas par sa présence.
    J'avais commencé en mai 1968. Les contraintes alimentaires ont stoppé mes envies de sortir de la répétition par le laissez aller des images en tourniquet permanent
     
    Peux-tu décrire la planète sur laquelle tu vis ?
     
    C'est un lieu qui vogue d'image en image qui parfois me donne le mal de mer et qui parfois me sécurise complètement de par son intensité et la présence de moi à moi. Je joue à prendre et à laisser partir le plus que je peux.
     
    Quelles sont tes principales sources d'inspiration ?
     
    La campagne et les animaux de la ferme m'inspirent ainsi que la montagne. Tout objet peut me parler. Parfois des couleurs, des sons...Des mots seulement comme voleuse ou comment ou seulement ou goutte d'eau...très variable...Il suffit qu'un mot me déclenche pour que vienne l'inspiration c'est à dire des images nouvelles....Chargées d'émotions-sensations
     
    Utilises-tu les forums d'écriture ? Si oui, qu'en penses-tu ?
     
    Un peu. Cela permet de retrouver des poèmes comme une bibliothèque bien que le forum peut fermer et donc cela n'est pas sur !
     
    Quels sont tes moments les plus propices pour écrire ?
    Quand je me retire en moi que l'extérieur n'existe plus où que je sois. Seule l'envie suffit à me porter vers l'écriture envie suscitée par qu'est ce que je pourrai faire maintenant ? Et je réponds écrire et alors j'écris et me retrouve en contact avec une personne qui s'appelle moi et qui a envie de dire ce qu'elle ressent à cet instant là sur ce qui l'entoure et ce qu'elle en ressent.
     
    Y-a t-il des passages dans ta vie où l'écriture s'est bloquée ?
     
    A un moment de ma vie j'ai été prise par le travail de recherche en sciences sociales et cela m'a vidée de tout désir de créer. Mes cerveaux étaient en contradiction l'un avec l'autre ! Cela m'a stérilisée !
     
    Travailles-tu avec d'autres formes d'art, si oui, lesquelles ?
     
    La peinture dessin m'ouvrent des contrées infinies qui nourrissent mes yeux autrement que l'écriture.
     
    Peux-tu expliquer ce que la poésie a de plus pour toi ?
     
    La possibilité de s'exprimer au plus juste de ce que l'on ressent sans se soucier de la forme. Survol de toutes les contraintes de la langue et de la versification. Ce qui compte c'est la musicalité des phrases et les images poétiques qui s'ensuivent intenses sur un texte court.
     
    Quelles-sont tes publications ?
     
    Vibrato : recueil de poèmes et d'images de quelques unes de mes peintures
    et en cours Convergence recueil de poèmes. Deux romans inachevés.....

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  • 1 - margueritec

    Bonjour bleuterre, peux-tu nous dire qui se cache sous ce pseudo : femme, homme, âge, enfants etc... et pourquoi ce pseudo ?

     

    Bonjour sous ce pseudo se cache une femme de 41 ans, enseignante en centre de formation professionnel. J'ai choisi ce pseudo car j'avais envie de réunir des contrastes, le bleu du ciel, avec la terre. Comme moi, la tête dans le ciel, et les pieds bien sur terre.

     

     

    2 – margueritec

    Es-tu sciences molles et/ou sciences dures ?

    Les deux, sourire. J'ai le carré des mathématiques chevillé au corps depuis des années, j'aime les démonstrations logiques, impeccables, convaincantes… et puis là dessus vienne se greffer des images, des mots, qui s'imbriquent les uns dans les autres, s'entrechoquent et viennent pointer sur une autre dimension, celle du rêve, ou du quotidien passé au prisme de l'écriture.

     

    3 – margueritec

    Es-tu poésie et/ou prose ?

    Les deux. La prose est plus douloureuse à venir. Mais je l'aime aussi. La poésie s'impose d'elle même, petites touches quotidiennes qui viennent s'imprimer dans ma tête puis sur l'écran.

     

    4 – margueritec

    L'écriture c'est quoi pour toi ? Nécessaire, impulsif, compulsif, depuis quand… ?

    L'écriture c'est nécessaire, d'abord pour évacuer un trop plein parfois qui ne sait pas comment sortir. Là dessus se brodent des mots, des phrases.

    Parfois c'est presque impulsif, il y a le petit carnet rouge dans mon sac pour cela. Quant à demander depuis quand, je crois que c'est depuis que je sais à peu près écrire, je crois que mes premiers écrits remontent à mes huit ans. J'écrivais des lettres à des amies, puis un jour, j'ai commencé un journal intime, vers mes dix ans. J'ai lâché ce journal depuis que je partage mes écrits.

     

     

    5 – margueritec

    Comment écris-tu : ordi / papier? Engranges-tu des notes, des souvenirs, des impressions ?Quels sont les moments propices (nuit, jour, matin, am etc)

     

    J'écris maintenant principalement sur l'ordinateur ; en effet, je peux déplacer des blocs de texte, effacer facilement, obtenir quelque chose de propre tout de suite. Mais j'ai tout de même mon petit carnet où je note des petits morceaux de phrases qui me plaisent, des impressions.

    Pour le moment de la journée, je crois que je rumine le soir et que je recrache tout ça le matin, au réveil, les images ont mûri, se sont transformées, sont passées à la machine à laver des rêves….

     

     

    6 – margueritec

    Es-tu adepte des sites internet ? Qu'en attends-tu ?

    Oui, je suis une addict des sites internet, j'attends des lecteurs, bien entendu, l'impression d'une reconnaissance rapide et facile… c'est à portée de beaucoup. Ça démocratise l'écriture, c'est bien que ça existe.

     

     

    7 – margueritec

    La poésie est-elle pour toi un univers individuel ou à partager ?

    La poésie est un univers à partager, car c'est un langage codé de l'intime qui peut rejoindre l'autre. Les premières poésies que j'ai écrites, je me rappelle les avoir lues à mon entourage, plus tard, je les lisais à des copines. Contrairement à la prose que j'ai longtemps gardée pour moi, j'ai toujours eu une envie irrésistible de partager ma poésie, un besoin, comme s'il le fallait, pour toucher l'autre, communiquer l'incommunicable.

     

    8 – margueritec

    En plus de la poésie qu'est-ce qui est important pour toi ?

    Les plaisirs de la vie partagés avec ceux que j'aime. Randonner, visiter des expositions, aller à des concerts, aller boire un verre avec des amis, cuisiner aussi. Avaler la vie à pleine dents, et la digérer pour l'écrire ensuite.

     

     

    9– margueritec

    As-tu des projets d'écriture ou autres ?

    Des recueils de poésie, des petits recueils de nouvelles ou de tranches de vie, c'est tout dans l'ordinateur, mais j'ai du mal à tout rassembler.

     

     

    10 – margueritec

    Pub : As-tu publié, participes-tu à des lectures poétiques ?

    J'ai publié deux recueils maintenant épuisés. Les Rochers de l'île et Haik'humanie. Sinon, je suis publiée dans plusieurs revues. Et participe à un groupe de poètes sur Grenoble qui effectue des lectures poétiques.

     


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