• Bad Trip

    la chimie violente mes veines

    et je traverse l'ultime orgasme du langage

    dans le repli de mes souvenirs

     

    je voyage sur le pétale bleu incurvé

    d'une fleur translucide

    prise dans la paume d'un nuage

     

    un piano triste accompagne mon incursion

    dans un ciel opaque

     

    je ne sais plus trop qui est l'âme qui m'accompagne

    dans ce pays anamorphosé

     

    des voiles recouvrent l'écume d'un orage

    ligoté d'une camisole

     

    dans l'escalier ascensionnel

    d'une tour sur l'échiquier

    je découvre une étoile

    noire et scintillante

    sur l'horizon d'ébène

     

    pars pars ne te retourne pas

    je t'en supplie

    ne verse pas de larmes sur le passé de tes songes

    oublie les pas de danse sur le parquet

    et les hoquets de ma voix sous les draps

    oublie l'empreinte

    de mes doigts d'éponge

    tatouant ta peau d'amertume

    oublie la chaleur d'une joue pleurant sur ton épaule

     

    Désormais

    dans mon pays tout est gelé

    et les oiseaux brisent leurs larmes

    sur des copeaux de verre


  • Commentaires

    1
    Mardi 7 Avril 2015 à 22:05

    Très belle écriture qui me touche infiniment

    2
    Mercredi 8 Avril 2015 à 07:36

    et me voilà touchée de ton commentaire.... Ici c'est un texte tripal qui est loin de s'adresser au cerveau analytique....

    merci

    3
    Mayavril
    Samedi 11 Avril 2015 à 10:12
    Grande tristesse...Ne te retourne pas....Avance alors qu un grand manque s incurve dans la chair
    4
    Vendredi 8 Mai 2015 à 17:38

    Une mention pour les doigts d'éponge.

    5
    Samedi 9 Mai 2015 à 17:01

    merci à tous les deux de vos lectures !!

    6
    Jeudi 3 Septembre 2015 à 17:38

    arf !

    On se laisse aller ?

    Selon moi (ce qui est de toute façon un avis anecdotique) il en y a un peu trop. Après le "pays amorphe" on part dans une délire seventies qui, s'il reste joli, préfère l'image au sens. Pour résumer, j'ai une impression d'assemblage de plaisants morceaux, qui du coup semblent privilégier le plaisir de la bonne formule à l’articulation bien huilée.

    Mais bon, ça n'engage que moi, et encore...    sourire

    7
    Lundi 7 Septembre 2015 à 07:41

    ahh, Labuse, cela faisait longtemps... ça me fait plaisir que tu donnes ton avis sur ce morceau.

    Mais oui, ça n'engage que toi, mais tu partages ton avis, et c'est précieux ! Je prends note.

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