• ALDEBREME par A.C.

    Interview.

     

    AC : je t'ai connu sous un premier pseudo, Aldebreme, qui se cache derrière, et pourquoi ce pseudo ?

    Je m'appelle Alain Lehéricy, j'ai 54 ans, je suis né à Blainville-sur-Orne, Calvados, marié, un enfant. Nous vivons à Beaumont, Calvados, un hameau d'une dizaine de maisons où vivent deux familles ; c'est dire la densité ! Sur ces collines du bocage Virois, nous entendons parfois les lions rugir, les tigres feuler et les singes hurler ; c'est bien les cris du zoo voisin et non pas ceux de la déraison ! Mon CV fait trois pages, je retiens donc trois étapes ; dix ans de restaurations de monuments historiques, enrichissant, deux ans de Guyanes, fascinant et dix ans de gestion en grande distribution, nourrissant. Quant à ce pseudo, il vient de ma douce, c'est une contraction de ; ALain DE BREMoy, je le trouve un peu ridicule, elle me dit que non !

    AC : peux-tu décrire sur quelle étoile tu vis ?

    Je ne veux pas en parler, c'est une étoile noire qui commence un peu de nouveau à briller. Il a fallu que j'en change.

    AC : pourquoi écrire de la poésie ? Dans quel but ?

    J'ai cherché, mais ne trouve pas « réellement » pourquoi. Elle m'est indispensable. Enfant, je dessinai beaucoup, aujourd'hui, je peins autrement. C'est du sang, un influx, une part de vie que je partage.

    AC : est-ce l'écriture qui t'a pris ou as-tu pris l'écriture au vol ?

    Après le dessin et des « constructions bizarroïdes » en papier, l'écriture m'a paru naturelle.

    AC : Quelles sont tes principales sources d'inspiration ?

    L'être et la mer. L'océan et les gens. « Je » dans mes textes est souvent « il ». J'aime imbriquer les éléments et les êtres. Du réel écrit comme un cubiste.

    AC : Quels sont tes moments privilégiés d'écriture ?

    C'est précis ; entre trois et cinq heures du matin dans un large carnet, pas plus pas moins. J'écris jusqu'à une vingtaine de pages avec peu de lumière et ... des boules Quiès. C'est la maturation qui est longue, parfois une année avant qu'un seul mot ne se couche. De longues périodes d'écriture suivent de longues périodes d'ennui, c'est cela, je m'ennuie lorsque je n'écris pas.

    AC : travailles-tu avec d'autres formes d'art, si oui, lesquelles ?

    La musique, guitare classique, électrique et électro-acoustique, le clavier et l'harmonica que j'ai délaissés pour le moment. Je compose et écris aussi des chansons et dessine des jardins pour le plaisir. La photographie.

    AC : aimerais-tu être publié ? Pourquoi ?

    Une maison d'édition m'a fait une proposition que je me suis empressé de refuser. Si je reste maître de ce que j'esquisse, alors oui, si le contrat décide de coupures, alors non ! Quant à la raison ! C'est de me dire ; ce n'était pas si mal tes écrits... et des raisons trop personnelles.

    AC : pratiques-tu les forums en ligne, qu'en penses-tu ?

    Oui, j'ai été sur le comptoir des lettres d'où je suis parti une première fois à cause de « drôles de commentaires », j'y suis revenu sous le pseudo de « citaie » et en suis reparti pour la même raison. Je suis sur Ipagination sur lequel je vais poster de nouveaux textes (les anciens partent chez un nouvel éditeur...). Avec le temps, mon intérêt pour ces forums s'est émoussé ; parfois, c'est la foire plus que le partage, certains usurpent votre identité, mais, il y a aussi des moments gracieux où quelqu'un a compris le texte, l'a aimé et le dit... donc, c'est indispensable et cela pour toutes ces raisons.

    AC : as-tu un ou des sites internet ?

    http://aldebreme.unblog.fr...
    http://aldebreme.over-blog.com...
    http://lejardindeschales.blogspot.com

    Dont il faut que je m'en occupe... et je finis par un poème.

    Comme en sang.

    Le sang s'écoule gris, ici.
    Pourtant, il a dit douze fois cet endroit
    Sans qu'il soit.

    Il se refile
    De bourreaux
    En bourreaux.

    Le vent le racle,
    Les nuages le couvrent,
    La pluie, alors, se colore

    Et les voix barbares
    Projettent
    Leurs rages.

    Et lui, il ne regarde pas
    La feuille qui tombe,
    Mais il la soulève.


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