• L'écriture de quelques doigts

     

    a déchiré sa nuque

     

    en fermeture éclair

     

    découvrant son hippocampe

     

    vulnérable au poison

     

    crevant son sommeil.

     

     

     

    As tu compté

     

    les bleus de ton visage

     

    marquant tes refus 

     

    sur sa chair

     

    en copeaux d'oranges

     

    parsemés sur l'édredon ?

     


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  • Nuit Debout

     

    sur les échasses de l'espoir

     

    lueur souterraine

     

    rose solaire d'aurore

     

    autour des braseros

     

    des bidonvilles et des squats

     

    aux senteurs d'herbe et de ville

     

    s'invagine

     

    une autre réalité

     

     

     

    Nuit Debout

     

    Ils ne ploieront pas

     

    les roseaux de l'aube

     

    assis paisiblement

     

    à tisser demain

     

    devant la rouille

     

    des serrures de chasteté

     

     

     

    Nuit debout

     

    où se brodent les fils

     

    d'un mandala d'âmes

     

    ondoyant sous les tirs

     

    soldats

     

    Harpagons

     

     

     

    Nuit debout

     

    marteler les chaînes

     

    travail brisant les êtres

     

    nous, feuilles sauvages et libres…

     

     

     


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  • Dans l'antre de la nuit,

    Solaire

    Une étoile explose

    À l'agonie

    Gueule ouverte

    Libérant

    Poussières d'or

     

    Derrière un rideau de brume.

    Un enfant s'ébroue

     

    Dans l'âme humaine.


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  • T'es là mon ami ?

    Sur les chemins du tramway

    je t'attends

    dans l'espace reclus

    de nos confidences

    au-delà des ronces

    et des aubépines

     

    j'attends ta parole

    sortie des ornières du temps

    perle pure

    liqueur distillée

    des instants camomille

     

    je t'attends

    dans l'espace jasmin

    des ritournelles enfantées

    dans la clairière intime

    de nos souvenirs

    grisés de bulles

     

    T'es là mon ami ?

    Alors prenons le chemin du tramway

    dans les courbes urbaines

     

    et buvons l'amitié.


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  • Assise sur un banc

    je contemple le ciel

    et ses oiseaux qui tournoient

    dans un ballet incessant.

    Ils me disent la simplicité

    d'un nœud de conscience

    à trancher à la serpe

    lorsque la pensée

    boucle sur elle-même.


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